Publié le 11 décembre 2020 par Cyril Blondel Paiement Temps de lecture : 3 minutes Avec la montée en puissance de la migration Directive sur les Services de Paiement 2 (DSP2), le soft decline se met en place progressivement. Par ce mécanisme, la banque émettrice (banque de l’acheteur) rejette les transactions pour lesquelles le client n’a pas été soumis à une authentification forte 3D Secure. Depuis le 1er octobre 2020, le soft decline est un process obligatoire pour les transactions au-dessus de 2000€1. Mais ce qui est moins connu, c’est que les émetteurs peuvent l’activer aussi lorsqu’il y a suspicion de fraude, quel que soit le montant de la transaction. Une gestion encore peu maîtrisée en France Au mois de novembre 2020, en moyenne 3%* des transactions étaient déjà soumises au soft decline par les émetteurs, quel que soit leur montant. 81%* des soft declines émis concernent des transactions en dessous de 250€. Selon l’émetteur BPCE, qui émet 20% des cartes françaises, 98,5%** de ses transactions de novembre soumises au soft decline n’ont pas bénéficié d’un retry par les acquéreurs du marché, c’est-à-dire une nouvelle soumission de la transaction rejetée, qui inclut directement une authentification 3D Secure. Ces transactions sont donc aujourd’hui quasiment toutes perdues pour les e-commerçants. Le retry automatique Dalenys sur 100% des transactions en soft decline Dalenys a conçu un mécanisme automatique de retry, conforme à la réglementation DSP2, qui permet de réagir immédiatement en cas de soft decline. 100% des transactions en soft decline sont soumises à nouveau par Dalenys, avec du 3D Secure. Le consommateur, lui, ne s’en rend pas compte, car il lui est d’emblée proposé de s’authentifier. A ce jour, les bénéfices sont déjà flagrants. En moyenne avec les acquéreurs du marché, à peine 1,5%** des transactions soft decline bénéficient d’un retry, sur les transactions observées par BPCE. A l’inverse pour les commerçants clients chez Dalenys, le retry automatique est appliqué sur 100% des transactions soumises au soft decline, quel que soit le montant de la transaction. Le taux d’acceptation sur ces transactions est de 76,5% en moyenne. Un gain considérable, qui s’élève à plusieurs millions d’euros chez certains commerçants. Avec la montée en puissance du soft decline, qui sera effectif sur toutes les transactions à partir d’avril prochain, l’enjeu est de taille. Pour en savoir plus sur la DSP2 et le soft decline, téléchargez également le livre blanc : Les clés pour concilier conformité et parcours client fluide *Transactions traitées par Dalenys. Source : Dalenys AnalyticsLes transactions analysées dans le cadre de ces données excluent les transactions hors champ de la DSP2 (MIT – MOTO et codes d’erreur 20 et 28)**Transactions observées par BPCE. Source : données BPCE, portant sur toutes les transactions des cartes émises par le groupe, soit 20% des transactions en France. 1 pour connaître les prochaines échéances du soft decline, consultez notre site web. Partager cet article
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